Le réveil sonne à nouveau tôt, mais votre corps, lui, a visiblement décidé de rester encore un peu en août. Bonne nouvelle : inutile de bouleverser toutes vos soirées. Pour retrouver le rythme de la rentrée, l’un des gestes les plus utiles se fait en réalité dès le matin.
Le cartable est prêt, l’agenda se remplit à nouveau et le réveil a retrouvé cette sonnerie que l’on avait presque réussi à oublier. Sur le papier, c’est reparti. Dans la vraie vie, c’est parfois une autre histoire.
Après plusieurs semaines de couchers plus tardifs, de matinées qui s’étirent et de journées nettement moins réglées, notre horloge interne ne se recale pas forcément en une nuit. Résultat : on ouvre un œil à 6 h 30 avec l’impression qu’il est encore 4 heures du matin, on rêve d’une deuxième tasse de café à 11 heures et, vers 15 heures, le canapé commence soudain à paraître très séduisant.
Ce mercredi 2 septembre, au lendemain de la rentrée scolaire, beaucoup ont déjà repris leurs horaires habituels. Le corps, lui, peut demander un peu plus de diplomatie.
Et le ciel du moment colle assez bien à cette ambiance. Le Soleil et Mercure traversent la Vierge, signe que l’astrologie associe volontiers aux habitudes, aux petits réglages et à tout ce que l’on remet doucement en ordre. Mars poursuit son passage en Cancer, beaucoup plus attaché au confort et au cocon. Autrement dit, septembre ne nous demande peut-être pas de tout révolutionner dès le premier soir. Commencer par retrouver quelques repères suffit largement.
Quand le sommeil se décale, notre premier réflexe consiste souvent à regarder le soir : se coucher plus tôt, éteindre la lumière, se répéter qu’il faut absolument dormir maintenant.
Et si une partie de la solution se trouvait plutôt au réveil ?
La lumière du matin est l’un des signaux dont notre horloge interne se sert pour comprendre que la journée commence. Profiter assez tôt de la lumière naturelle aide donc progressivement le corps à retrouver un rythme plus matinal.
Rien de très spectaculaire. Ouvrir grand les volets ne compte pas vraiment comme une expédition, mais sortir quelques minutes est encore mieux. Le café sur le balcon, le chien à promener, quelques pas jusqu’à la boulangerie, une partie du trajet faite à pied… même sous un ciel gris, la lumière extérieure reste bien plus forte que celle de nos intérieurs.
Pas besoin non plus de lancer un programme “nouvelle vie” à 6 h 45 lundi matin. L’idée est simplement de donner au corps le même petit indice plusieurs jours de suite : oui, la journée commence maintenant.
On l’a toutes fait au moins une fois. Après deux réveils difficiles, la décision tombe : ce soir, extinction des feux très tôt.
À 21 h 42, nous voilà au lit.
À 22 h 17, parfaitement réveillée.
À 22 h 53, en train de calculer combien d’heures il reste avant le réveil.
Forcer brutalement son heure de coucher n’est pas toujours la meilleure stratégie. Si le rythme a beaucoup glissé pendant l’été, mieux vaut laisser les soirées avancer progressivement et, surtout, retrouver une heure de lever assez régulière.
C’est moins séduisant qu’une méthode miracle, mais beaucoup plus simple à tenir.
Le week-end, même logique. Une petite grasse matinée ne va évidemment pas ruiner tous vos efforts. En revanche, dormir jusqu’à midi après une semaine de réveils à 6 h 30 peut entretenir le fameux décalage du lundi matin.
Si vous sentez que la fatigue s’accumule, avancer un peu le coucher est souvent plus malin que repousser énormément le réveil.
Les soirées de rentrée ont un talent particulier pour disparaître. On rentre, on répond à trois messages, on range deux choses, on lance une machine… et tout à coup, il est 21 h 45 et le dîner n’a toujours pas commencé.
Un repas très copieux, gras ou lourd juste avant d’aller dormir peut pourtant rendre la soirée moins confortable et compliquer l’endormissement chez certaines personnes.
Pas question pour autant de dîner à l’heure des enfants. Le but est simplement d’éviter le scénario pizza XXL à 23 heures, immédiatement suivie de la couette.
Même chose avec le téléphone. Le problème n’est pas seulement sa lumière. Il y a aussi ce que l’on y fait. Une vidéo en entraîne une autre, un message rappelle un dossier, puis on tombe sur une information dont on aurait très bien pu se passer avant de dormir.
C’est souvent à ce moment-là que le cerveau qui ne s’arrête plus décide de reprendre du service.
Faut-il bannir les écrans à partir de 20 heures ? Restons raisonnables. Mais se ménager une fin de soirée un peu plus calme, avec moins de sollicitations pendant la dernière heure, peut déjà faire beaucoup. C’est aussi l’idée derrière cette routine du soir : aider le cerveau à comprendre que la journée touche réellement à sa fin.
Vers 14 heures, il arrive que tout le corps réclame une pause. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’est pas forcément utile de lutter héroïquement contre le sommeil devant son écran.
Une sieste courte, prise en début d’après-midi, peut aider à retrouver un peu d’énergie sans trop empiéter sur la nuit suivante.
Le mot important, ici, c’est courte.
Une vingtaine de minutes, un minuteur, et terminé. Juste le temps de fermer les yeux et de repartir un peu plus fraîche.
La sieste beaucoup moins sympa pour le sommeil du soir, c’est celle qui commence à 17 heures avec la phrase : « Je m’allonge juste cinq minutes. » Une heure plus tard, on se réveille complètement perdue, et à minuit le sommeil n’a plus du tout envie de collaborer.
Si vous avez déjà du mal à vous endormir, mieux vaut donc garder les siestes tôt dans l’après-midi et assez brèves.
Le sommeil de septembre n’a pas besoin d’être parfait dès mercredi soir.
Le corps retrouve progressivement ses repères : un peu plus de lumière le matin, des horaires de lever assez réguliers, une soirée qui ralentit vraiment, un dîner pas trop tardif et, si nécessaire, une petite sieste plutôt qu’une lutte acharnée contre le coup de barre.
Ce n’est pas très spectaculaire. C’est justement pour cela que ça fonctionne mieux dans la vraie vie.
Et si le réveil de demain matin pique encore un peu ? Ce n’est que le début septembre. Votre corps finira lui aussi par comprendre que les vacances sont terminées.